Gilles Azzoni : « Le vin naturel appartient à tout le monde »

Pour lancer cette nouvelle Wineletter BIS, je voulais aller voir un sage. Quelqu’un avec du recul, de la légitimité aussi. Et pour évoquer la folle histoire des vins nature, quelqu’un qui était là quand tout a démarré. Alors je suis partie en Ardèche rencontrer Gilles Azzoni, vigneron du Raisin et L’Ange et membre fondateur du syndicat des VMN. On a causé du passé, du présent et du futur. Et c’est déjà pas mal, non ?

Comment est-on passé d’un vin ‘qui n’existe pas’ à un Syndicat approuvé par les douanes ?

Gilles Azzoni. « En 2005, lors de l’assemblée générale de l’AVN j’étais là. Il y avait Marcel Lapierre comme président, et Thierry Puzelat, et Alain Castex… Déjà à cette époque on avait mis en place une charte, qui est toujours restée le support de toutes nos réflexions. Elle était très succincte : des vignes en bio ou en tout cas sans pesticides de synthèse, mais pas forcément certifiées. Ensuite on parlait de levures indigènes, de vendanges à la main, de zéro intrant. Et ensuite pas ou peu de sulfites, mais on ne disait pas combien. Ensuite Chaussard (Christian Chaussard, dit Chau-Chau, vigneron dans la Sarthe, décédé en 2012) est devenu président, et c’est lui qui a défini ce « peu de sulfites », en fixant à 30mg/l dans les blancs, et 20mg/l dans les blancs. J’ai quitté l’AVN à cette époque. Ou je crois que c’est l’AVN qui m’a quitté. »


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